Matériel de sécurité

AIS zones de dangers.

Radar courte distance.

Balise Sarsat facilement accessible à la descente.

VHF de préférence GMDSS.

Transpondeur Radar Sea-Me.

Détecteur Radar Mer-Veille.

Sondeur avant 2D.

Transpond. Radar survie SART

José, notre rescapé rhabillé…

Life Tag de Raymarine.

Life Tag de Raymarine.

VHF portable Icom GMDSS.

Laser Flare.

Smartphone étanche IP68 + application MOB.

Ligne vie réfléchissante et cadène double.

Ligne vie réfléchissante et cadène double.

Extincteur automatique ou manuel à la descente.

Pompe vide cave inox eaux chargées.

Eau dans les cales > Bip Bip !

Pâte à colmater.

Pinoches collection.

Détecteurs CO.

Quelques couteaux…

Tout s’éclaire …

Se bien faire entendre !

Cloisons étanches et volumes de flottabilité.

Sécurité

S'il y a bien un domaine où la dépense peut-être illimitée, c'est bien celui-ci ! Ouvrez n'importe quel catalogue de matériel nautique (Plastimo, West Marine, etc...), il regorge de matériel sensé préserver ou sauver votre vie, celle de vos équipiers et celle de votre bateau.


Il y a bien sûr le matériel obligatoire (c'est-à-dire légal), celui sur lequel on ne devrait pas faire l'impasse. Chaque pays a sa législation propre, il faut bien entendu s'y référer. La France est assez dirigiste sur ce sujet, vous trouverez ici les directives de la Division 240 pour la sécurité (édition mai 2019). Les pays anglo-saxons le sont beaucoup moins, préférant responsabiliser les skippers.


Ceci dit, même sans astreinte légale, il nous semble difficile de partir au large avec quelques pinoches et sans radeau de survie. Finalement la logique veut que le matériel de sécurité soit essentiellement destiné à éviter des situations de détresse (collision diverses, échouage, ..) et si cela arrive, à sauvegarder le bateau à flot. L'embarquement dans le radeau de survie est la solution ultime à laquelle nous ne devrions recourir qu'après avoir épuisé toutes les possibilités de maintien du bateau à flot.


Le matériel de sécurité dépendra également du type de navigation (côtier, hauturier, océanique) et de la longueur des étapes (Atlantique = 15 jours ; Pacifique = 30 jours). La quantité et la variété de l'inventaire sera adapté en fonction de votre périple.


Vous trouverez sur ce site un chapitre sur les "Procédures d'urgences" qui complète bien celui-ci.


Sécurité de navigation (bateau et équipage)


Pour la détresse Mayday, tout repose sur le système GMDSS et les composants qui le construisent : balise 406 MHz, Standard C, BLU, et VHF peuvent en faire partie (s'ils sont adaptés GMDSS).


Pour la sécurité en navigation, outre l'AIS et le radar, d'autres équipements actifs ou passifs peuvent aider à éviter les abordages et les dangers. 

Voici une liste par ordre décroissant de priorité:


  • AIS : voir le chapitre éponyme. Indépendant ou en black box du plotter, il permet de suivre les autres navires émetteurs ou les amers équipés (balises, dangers, entrées de port). En grande croisière, l’AIS classe B est devenu évident.
  • Radar : présent aujourd'hui sur la plupart des bateaux de grand voyage, le radar est utile dans plusieurs situations : voir dans la nuit (distance et gisement d'un autre bateau ou de la côte), voir dans le brouillard ou une pluie fine limitant la visibilité, voir (bien) l'arrivée de grains. Outre prévenir des abordages, le radar est un vrai instrument de navigation que nous utilisons régulièrement pour les atterrissages de nuit. Les radars broadband/doppler permettent une excellente détection à courte distance et consomment peu. L’affichage sur la cartographie en couches superposées aide sérieusement à comprendre les échos. Les derniers radars plaisance mettent même un écho en rouge s’il y a risque de collision (mini-Arpa).
  • Balise Sarsat navire : la balise de détresse 406 MHz est l'équipement de base pour la large. Elle doit être codée chez le constructeur ou le revendeur. Obtenir un numéro MMSI auprès de l'administration peut prendre du temps. Cependant, tous les essais sont unanimes, si vous devez acheter une nouvelle balise, prenez un modèle avec GPS intégré. La localisation par satellites est de l'ordre de 10 minutes et une dizaine de mètres, contre 2 heures et plusieurs milles pour la balise dépourvue de GPS. C'est parfois la simple différence entre la vie et la mort. En aucun cas la balise Sarsat personnelle ne doit être considérée comme une balise navire (voir plus bas).
  • VHF GMDSS : c’est une VHF normale avec un bouton "détresse" en plus. En appuyant sur le bouton de détresse, l'appareil va envoyer un signal codé incluant votre N°MMSI (sur le canal 70 que vous ne pouvez plus utiliser si vous avez une ancienne VHF). Ce signal va mettre en alarme toutes les VHF GMDSS du secteur. Chacune de ces VHF touchées, mettra en alarme toutes les VHF GMDSS plus éloignées, jusqu'à toucher théoriquement une station terrestre qui transmettra l'alerte à un bureau de type CROSS.. Evidemment en plein océan, l'utilité sera limitée...
  • Transpondeur Radar : ou la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf. Outre une fonction de détecteur de radar, cette antenne assez rondelette expédie un gros écho radar à tout navire qui nous accroche avec le sien. Nous lui apparaissons comme un petit cargo. Reste que si un autre voilier n'a pas allumé son radar, ceci ne servira pas. Lors d'une traversée à plusieurs bateaux entre Canaries et Cap Vert, notre écho était beaucoup plus grand que celui des autres voiliers. Le fabricant anglais Sea-Me propose également un transpondeur très bien décrit sur un site en français. Il coûte +-800€ TTC rendu en France.
  • Détecteur Radar : peut être utile à bord d'un voilier sans radar, particulièrement au large. Mais évidemment si on est en route de collision avec un autre navire sans radar ... (Mer-Veille par ex.)
  • Sondeur avant : c’est une sonde qui regarde vers l’avant et affiche le profil du fond devant vous. A ce titre, je le considère comme élément de sécurité. Toutefois, il ne fonctionne qu'à faible vitesse (2 à 3 noeuds) et ce n'est en aucun cas un système de détection d'objets immergés (container, baleine, etc.). Son utilité limitée n'est intéressante que pour l'approche de mouillage ou la navigation sur les fleuves. Il s’agit d’une sonde traversante avec un léger dépassement de la coque. S’adapte comme accessoire aux plotters-sondeurs notamment chez Simrad ou Garmin. L’américain Interphase Technologies, pionnier en la matière ne semble plus importé en Europe.
  • Transpondeur Radar de Survie : c’est un transpondeur portable qui lance sur toute la gamme des ondes radar, un "écho" de détresse (SART echo). Cet écho est caractéristique et reconnaissable. Fait partie du système GMDSS. Il s'embarque dans la survie et permet de déclencher une alarme radar sur les navires distants jusqu'à 8 Nm. Voici un modèle S100 SART Solas chez Ocean-Signal (BigShip) à 650€. Il en existe quelques autres à l’étranger.
  • Standard C : le bouton "détresse" expédie dans les airs un signal de détresse accompagné de la position du bateau (carte GPS intégrée dans l'antenne). Avec un peu de temps, il est possible d'expédier le signal de détresse via le PC et choisir de spécifier un des 10 types de détresse programmés… Vu la rareté des Standard C à bord des bateaux de plaisance, je cite cet équipement pour info. Il est toutefois encore à bord des cargos.
  • BLU : plutôt gadget, le bouton détresse de la BLU émet sur 2.182 KHz un signal modulé durant quelques minutes. Ceci devrait en principe dégager le canal afin de pouvoir passer son message de détresse plus facilement. Il existe aussi des BLU GMDSS du même principe que la VHF GMDSS ci-dessus. Bof…




Sécurité individuelle


Homme à la mer (MoB) : c’est le danger N°1, l'accident mortel plus important et de loin devant les collisions. Vous connaissez tous les histoires des hommes noyés retrouvés la braguette ouverte. Nous l'avons réellement vécu au large de l'Espagne en récupérant José qui nageait cul nu depuis 2 heures, après être tombé par dessus bord en urinant à 5 milles de la côte. Il naviguait en solitaire sur son voilier sous pilote ... C'est le gars costaud à gauche sur l'image… avec mon bermuda.


  • Gilets et harnais : un combiné harnais-gilet à gonflage automatique est attribué à chaque équipier à son embarquement. Je veille personnellement à ce qu'il le règle à sa taille et qu'il connaisse son emplacement de rangement. Si possible, préférer le modèle à déclenchement par la pression de l'eau plutôt que celui avec la pastille qui fond, car elle fond parfois avec les embruns ou le rinçage … C'est assez saisissant !
  • Alerte MOB électronique : divers systèmes existent. Nous avons utilisé le système Life Tag Raymarine, vendu autour de 500€. Un badge étanche porté par les équipiers teste en permanence la liaison radio avec la centrale dans le bateau. Si le contact est rompu (éloignement de + de 10 mètres ou tombé à l'eau), l'alarme retentit. La centrale peut déclencher un ordre de barre à fond au pilote Raymarine. A porter obligatoirement de nuit ou seul sur le pont.
  • Balise AIS personnelle : alerter l'équipage lorsqu'un homme tombe à la mer, c'est bien, mais encore faut-il le repêcher. Kannad propose une arme terriblement efficace (sur papier) pour résoudre le problème de le récupération du MOB : la balise AIS personnelle SAFELINK R10. Il s'agit d'un très petit émetteur à porter sur soi ou à attacher à son gilet. Sa taille fait la moitié d'un paquet de cigarettes. Il intègre un GPS et un émetteur AIS (VHF 2W) portée 4 milles. Comme tous les bateaux de grande croisière possèdent aujourd'hui un AIS, il suffit de diriger le bateau vers l'écho SART émis par la balise pour retrouver son MOB. Le contact final peut être établi grâce à la diode flash (LED) également intégrée. Le prix n'est pas outrancier pour une vie à sauver (+-300€). Cerise sur le gâteau, il peut également servir dans le radeau de survie pour l'approche finale du navire sauveteur. la balise Mac Murdo Smartfind S10 est similaire. RescueMOB1 est déjà ASN ready : choix N°1.
  • VHF portable : si on en achète une, autant la choisir étanche. C'est nettement moins cher aux USA et elles ont les canaux Weather (météo en permanence). Il en existe maintenant à la norme GMDSS, notamment chez Icom, mais c'est cher. Une VHF perso et portée sur soi peut aider à se faire récupérer suite à une chute à l’eau. 
  • Rayon Laser : Laser Flare de Greatland. Un laser assez puissant dans un tube étanche et non corrodable de 15 cm. Il fonctionne sur piles standards. De couleur rouge ou verte, ce laser est donné pour une portée théorique de 20 milles de nuit et 3 milles de jour. Outre son aspect utile pour le signalement aux navires depuis le radeau de survie, il me paraît intéressant comme équipement personnel pour un homme à la mer. Plusieurs modèles de 110 à 225€. Fiche technique ici.
  • Smartphone étanche : souvenez-vous notamment de Florence Arthaud qui a alerté les secours après être tombée à l’eau en solo près du Cap Corse (2011) grâce à son smartphone étanche ! Le numéro du Cross a intérêt à être préencollé. Ne sert que pour la croisière côtière. Inversement et si vous êtes fauché, mais avez tout de même un smartphone, il existe des applications toutes simples qui permettront de vous rediriger vers le point de chute d'un MOB pourvu que vous ayez appuyé à temps sur le bouton "plouf". Ceci signifie un smartphone dans une housse étanche et dans le cockpit. Pas idiot en navigation côtière et estivale, surtout au vu du fleurissement des iPad "répétiteurs" dans les cockpits. L'application tourne en tâche de fond pour la position GPS, il est donc possible d'utiliser l'appareil pour les autres fonctions. Citons dans le monde IOS :  Homing-MOB (1,10€ super simple) ou MOB ( US APP store, 4,50€ avec des fonds d’écran) ou Helmsman’s Kit (US APP store, 2€, avec plus de fonctions). Certaines app tournent sous Apple Watch, ce qui est un plus.
  • Balise Sarsat personnelle: le marché en propose plusieurs modèles à des prix inférieurs aux balises «navire». Si ce type de balise est un petit bijou de miniaturisation, il est toutefois à déconseiller en Grande Croisière. En effet, si les caractéristiques de réception GPS et d'émission vers les satellites COSPAS-SARSAT sont les mêmes qu'une balise «navire», elle ne flotte généralement pas et sa durée d'émission est de 24 heures. La balise «navire» flotte toujours et émet durant 48 heures au minimum (modèles à 96 heures chez Furuno). La balise personnelle est réservée aux sports nautiques côtiers ou aux expéditions terrestres un tantinet off the roads ...




Autres équipements de sécurité


  • Perche IOR : ce vieux souvenir d'un classe désuète, est le meilleur moyen de repérage d'un homme à la mer, surtout de nuit. Des essais comparatifs dans les revues nautiques l'ont montré à plusieurs reprises, ces dernières années. Encore faut-il qu'elle soit opérationnelle. Une perche IOR opérationnelle est une un engin prêt à mettre à l'eau dans les secondes qui viennent. Elle doit donc être déployée sur toute sa longueur, attachée à la bouée couronne et prête à être jetée à l'eau. Voir l'article spécifique sur la perche IOR sur ce site.
  • Lignes de vie : sans quoi le harnais ne servirait pas à grand chose. Nous les préférons en sangle car elle ne roule pas sous le pied. Prendre le modèle qui résiste à 2 tonnes et la faire courir non tendue, posées simplement à plat pont sur les passavants, de l'avant à l'arrière du bateau. Il arrive parfois qu'avec le vent, la sangle batte sur le pont. Un simple truc pour éviter cela est de tortiller la sangle sur elle-même de 2 ou 3 tours avant de la fixer. Il existe un modèle Plastimo qui intègre une bande fluorescente bien visible de nuit avec la lampe frontale. Les UV les grignotent sournoisement et il faut les renouveler après quelques années d'exposition en Grande Croisière. Nous les ôtons lorsque nous ne naviguons pas pour les préserver. Dans le cockpit, à la sortie de la descente, une cadène double repliable Wichard permet de se sécuriser par gros mauvais temps.
  • Fusées de détresse : ce n’est plus que la boîte classique et légale. On ne trouve plus de fusée parachute radarisable (= pluie de paillettes métalliques), probablement devenue désuète avec les moyens électroniques. Nous possédions également un genre de revolver (Budget Marine) qui peut tirer des fusées rouges et des cartouches à blanc très bruyantes. D'après la littérature les feux à main sont aussi très visibles le jour. Les fumigènes sont, bien entendu, invisibles de nuit, mais peu efficaces de jour dès le moindre vent. Nous avons testé plusieurs feux à main et parachute (en hiver à la campagne - voir photos ci-contre). C'est une sacrée cochonnerie. Le risque de se brûler n'est pas négligeable. Une paire de gant de protection en cuir est vivement conseillée. Elle rentre sans problème dans la boîte à fusées. Moralité : pour éviter le suraccident, achetez des fusées d'une bonne marque et non un produit blanc.
  • Extincteurs et lutte contre le feu : exit le gaz Halon, maintenant interdit. Montez un extincteur automatique au gaz HFC-227 dans la cale moteur (exemple Big Ship). Un extincteur au gaz carbonique pourrait le remplacer pour éviter les dégâts de la poudre dans la mécanique. C'est épouvantable, je l'ai vécu ! Un extincteur à poudre de trois kilos au pied de descente est classique pour les autres feux à bord. Une couverture anti-feu dans la cuisine. Le feu est un des plus grand danger à bord, il faut pouvoir l'éteindre très rapidement. Il existe une norme européenne (ISO 9094-1) qui règlemente la sécurité incendie à bord. Vous la trouverez sur l'Internet, mais elle est payante !Vous trouverez ci-contre un extrait qui vous informera des distances à respecter.
  • Détecteur de fumée pour la cale moteur : c'est un petit accessoire domestique de sécurité qui peut trouver un usage marin, pour un faible investissement. A positionner dans la cale moteur. Sur pile, +-10€ dans les Bricos.




Pompes et voies d'eau


  • Pompe de cave : outre les pompes habituelles dans un voilier (pompe de cale, pompe de douche, pompe manuelle, etc.) nous avons à bord une grosse pompe vide cave en inox débitant 6 m³/heure. Petite dépense qui rapporte gros si le groupe électrogène ou le convertisseur peuvent fonctionner. Nous avons acquis cette pompe, suite à un incident entre Corse et continent, sur un précédent bateau voici bien des années. À une heure du matin, le presse-étoupe a joué les filles de l'air et nous avons embarqué plus de 1000 litres d'eau avant de se rendre compte de la situation. Heureusement j'ai pu replacer le presse-étoupe, les mains déjà sous l'eau mais nous avons dû écoper le restant de la nuit (vive la pompe des douches). Un boulot de Shadoks.
  • Détecteur d’eau : pour éviter de pomper trop et surtout de réagir rapidement en cas de petite entrée d'eau, nous avons pensé à adapter une alarme domestique de fuite d'eau. Ce petit appareil (+-10€) se place normalement sous un lave-linge, un lave-vaisselle ou dans une cave. Autonome, car alimenté avec une pile de 9V, sa sirène retentit dès qu'un peu d'eau touche les senseurs (non oxydable). C'est utile pour mettre dans les cales à risques (sous les planchers) et éventuellement dans la cale moteur. Très civilisé, cet instrument a le bon goût de prévenir lorsque la batterie faiblit en émettant une série de bip-bip.
  • Kit de colmatage : vraiment simple d'utilisation. Il faut malaxer une pâte mono ou bicomposant et l'enfoncer dans le trou ou en tartiner la fissure. La polymérisation est très rapide et cela fonctionne évidemment sous l'eau.Toutefois, si la pression d'eau est trop forte, ce moyen risque d'être insuffisant. Les ships proposent des kits divers. Les marques résistent rarement plusieurs années sur le marché. Actuellement le suédois "Stay Afloat" propose un produit monocomposant très facile à mettre en oeuvre. Voici un lien vers la vidéo parlante. Nous en avons à bord. Il s'utilise également sur tuyaux ou durites fêlés. Ayez aussi un boudin de pâte époxy bi-composants que l'on trouve dans les Bricos ou les Ships, cela suffira pour les petits trous...
  • Pinoches : c'est simple et ça marche... seulement sur les trous ronds ! Idéalement en fixer une de la bonne dimension à un bout sur chaque passe-coque. J’ai aussi une énorme pinoche moche en mousse (Sta-Plug) qui se force dans un trou pas nécessairement tout rond.



Inclassables mais utiles


  • Détecteur de Monoxyde de Carbone : dans les régions froides, le chauffage à air pulsé risque de beaucoup tourner et même de nuit. Ce petit détecteur peut être utile. Indispensable avec un poêle au fioul ou au charbon (Bricos +-30€). Il existe un modèle marin et plus sérieux chez Fire Boy-Xintex. Alimenté en 12V, il peut être raccordé à plusieurs capteurs.
  • Pince coupe-haubans est secondée par... une meuleuse d'angle ! J'en vois plusieurs qui hurlent, mais à nouveau si le groupe électrogène ou le convertisseur peuvent fonctionner, une meuleuse d'angle peut rendre de grands services pour dégager un gréement abattu.
  • Couteau de marin avec une méchante denture, fixé à la descente (un solide couteau à pain est aussi bien). Accessible du cockpit, il est directement disponible pour couper un cordage dans l'urgence.
  • Lampes : j'ai un amour particulier pour les lampes de poche, particulièrement les petites étanches. Il y en a une dans la poche de chaque ciré en compagnie d'un bâtonnet lumineux Cyalume. Pour voir loin, nous avons aussi à bord deux gros spots LED rechargeables (choix immense sur le Net) et un phare longue portée de 100 W en 12 V. Pour la lecture durant les quarts de nuit, une lampe frontale fait bien l'affaire, surtout les modèles LED légers et qui ont un rabat rouge pour ne pas aveugler (voir chez PETZL). Et pour les interventions sous-marines de nuit, j'ai remplacé ma vieille lampe Spirotechnique par une torche LED étanche.
  • Corne de brume : si le modèle à bouche est obligatoire, le modèle avec cartouches de gaz comprimé est indispensable. Outre qu'il est bien moins fatigant à utiliser, ce modèle servira régulièrement pour encourager les copains au départ et à l'arrivée des grandes étapes (moins cher dans les Bricos et en avoir au moins 3 recharges).
  • Airzound Ecoblast : c'est le même modèle qu'au dessus, mais écolo ! Il se recharge d'air avec une pompe à vélo (une petite est d'ailleurs livrée). 115 DB. 25 coups d'1 seconde, mais bien plus avec une bouteille de Coca de 2L ! Conforme aux exigences des US Coast Guard. Parfait aussi pour la survie. 31 euros chez Amazon.
  • DUCK tape : le large ruban adhésif gris métallique qui colle sur tout, même humide.Il permet de multiples usages de fixation ou réparations de fortune. Le fabricant d’origine raconte son histoire.
  • Cloisons étanches : évidemment ceci ne s'improvise pas après la construction du bateau, Amel est un des rares chantiers qui en a prévu plusieurs sur ses bateaux. Nous espérons vivement ne pas avoir besoin. N.B. : ne pas oublier de les fermer en cas de voie d'eau … Si si, c'est arrivé à un camarade malheureux !
  • Volumes de flottabilité : soit les volumes sont créés à la construction du bateau (anciens Voiliers ETAP). C'est assez rare. Soit on peut installer des volumes gonflables dans le voilier. La marque australienne Turtle-Pac a développé des volumes gonflables alimentés par une bouteille de plongée. A étudier soigneusement !
  • BRSboat, idem mais plus astucieux : système hybride mêlant un extincteur C02 avec une buse de gonflage pour remplir des grands sacs armés de flottabilité. Le kit est vendu avec 2, 4 ou 6 sacs de 850 litres. Chaque sac se gonfle en 30 sec. Deux kits de 6 sacs offrent une flottabilité de plus de 10.000 litres. Les sacs se gonflent simplement dans les cabines. Un filet fourni dans chaque kit permet d’attacher les sacs dans le cockpit ou sur le pont. Le fabricant est BRSboat, importé en France par «Big Toys on board». Vidéo de démo. Permet de lutter contre l’incendie ET contre la grosse voie d’eau non colmatable. 

Dernière mise à jour de l’article : avril 2020

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