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SOLEIL et CHALEUR

 

Soleil

Nous sommes des millions dans le monde à faire de centaines, voire des milliers de kilomètres pour nous rapprocher de l'astre du jour, profiter de sa chaleur, de ses vitamines, de sa lumière. Trois semaines ça va, ensuite bonjour les dégâts !

Nous sommes partis en été de France, pour rejoindre en décembre … l'été en hémisphère sud. Une lente remontée vers le nord nous a naturellement ramenés vers l'hémisphère nord où c'était à nouveau l'été. En fait dans la ceinture tropicale, c'est toujours l'été au sens où nous, Gens du Nord, nous le ressentons. Il y a bien des saisons, en général une sèche et une humide, mais c'est très relatif. A Margarita, grande île au large du Venezuela, durant la saison des pluies (été), il pleut au nord de l'île et peu au sud. Aux Roques, il ne pleut presque pas. Pour compliquer l'affaire, ils appellent ici l'été : la "mauvaise saison" ou parfois "l'hiver" ! De quoi perdre le nord. Disons pour simplifier qu'il fait entre 25 et 33 degrés toute l'année, que le soleil est très généralement présent et que ses rayons cognent forts.

Pour éviter de voir sa peau vieillir de 10 ans en 2 années de vagabondages, il faut prendre quelques précautions. Les conséquences d'une exposition régulière sont à retardement, c'est seulement des années plus tard que les maladies de peau se déclareront. Il n'y a qu'à observer les habitants des pays tropicaux : jamais ils ne s'exposent inutilement et leur peau est en général bien plus résistante au soleil que la nôtre. Les dégâts causés par le soleil peuvent être également observés sur les bateaux. Ceux qui traînent leur quille depuis des années dans la "sun belt" sont reconnaissables à leur pont décoloré, leurs hublots mats et faïencés. Les voiles et surtout le fil des coutures n'adorent pas, ils se délitent. Les annexes idem. J'en ai vu deux dont le tableau arrière s'est tout simplement … barré. Les amarres et les écoutes cuisent, se raidissent puis deviennent cassantes. Avec une bonne paire de lunettes polarisantes, il est étonnant d'observer la peau et les cheveux des belles qui se dorent depuis des années au soleil : mats et secs.

Security TRUC : j''en profite pour m'égarer un peu et parler un instant des lignes de vie de nos bateaux. Si elles sont en sangles, il est important de les ôter du pont lorsque l'on n'est pas en traversée pour les raisons expliquées ci-dessus. Une sangle restée un an sur le pont sous les tropiques n'est plus bonne à assurer la sécurité de votre équipage. On le sent avec ses doigts, on le voit en observant de près les fibres de surface desséchées. Déjà une partie est brisée. L'autre solution est d'adopter des lignes de vie en câble inox, mais comme vous le savez, cela roule sous les pieds. A chacun son système.

Donc, vous l'avez compris nous profitons avec modération du soleil, en fait on ne s'expose jamais dans l'intention de bronzer. Le temps d'exposition inévitable, pour manœuvrer, pour se promener est bien suffisant pour maintenir la production de mélanine et entretenir ce bronzage cuivré qui fait tant de jaloux lorsque nous passons saluer les copains en hiver sur le vieux continent. Calcinomes, mélanomes sont des petits noms charmants et Cancer est un nom de famille répandu.

Nous avons toujours la capote dépliée, prolongée par son extension qui couvre tout le cockpit et une partie du roof arrière. Cette dernière est bien pensée, car elle se met au-dessus ou au-dessous de la bôme d'artimon, suivant que l'on est au mouillage ou en navigation. Pratiquement tous les bateaux ont des biminis pour couvrir le cockpit, sous peine d'avoir l'impression d'être un bout de bidoche dans un caquelon de fondue bourguignonne ! Le soleil étant à la verticale durant les heures chaudes, on est bien protégé avec une toile horizontale.

Lorsque nous nous installons pour un moment au mouillage et surtout au port, nous gréons les tauds de pont. Ils permettent d'empêcher le soleil de chauffer le pont donc le volume intérieur du bateau. On gagne 2 à 3 degrés à l'intérieur. Celui de l'avant, triangulaire permet également de garder les capots ouverts même durant les grains. Celui de l'arrière est rectangulaire et protège également les passe-avants, qui mènent … à l'arrière, vers le ponton ou l'annexe.

Les américains sont passionnés de tauds et de housses. Leurs tauds sont parfois des chefs d'œuvre de réalisation et de complication. Il faut savoir rester pratique et efficace, sinon on hésite à mettre les tauds.

Revenons au thème santé de cette page : les tauds protègent le pont du soleil, donc de son élévation en température. C'est un des gros défaut des ponts en teck (ou en faux teck comme chez Amel), il atteint facilement les 60 degrés. Marcher pieds nus sur un pont à cette température surprend toujours la première fois, ensuite on apprend à se déplacer très rapidement et après 15 jours la plante des pieds est cornée et cuite. Des crevasses se forment. Elles sont difficiles à traiter et douloureuses. J'en ai eu sur le précédent bateau. Mon copain Ian s'est tellement cuit les pieds, qu'il a porté des chaussettes et des sandales durant trois semaines pour maintenir crème et bandages en place, … et pas de baignades. Attention à ce petit piège indirect du soleil.

Pour mémoire, il faut évidemment de bonnes crèmes solaires qui filtrent les UVA, les UVB et qui résistent à l'eau. C'est le visage qui souffre le plus. Pour les légèrement dégarnis (comme moi), le port de la casquette ou du chapeau de paille est pratiquement indispensable si l'on va subir une longue exposition (promenade, laver le pont). Catherine a trouvé un super chapeau de paille tressé à large bord, qui laisse passer le courant d'air. Le Brésil et le Venezuela offre un vaste choix pour trois sous.

Sun TRUC : au début du voyage, on prend malgré tout de solides coups de soleil. Nous avons une crème miracle qui calme les douleurs : le CALADRYL (Calamine 80mg - Diphenhydramine chlorhydrate 10mg/g - Labo Warner-Lambert, existe également en lait). En pharmacie en Belgique. Il ne semble pas disponible en France. Faire un petit stock, il sert aux fromages blancs qui débarquent à bord.

Les rayons UV sont également nocifs pour les yeux. L'excès de lumière fatigue et est la cause de solides migraines. Nous portons des lunettes solaires toute la journée. C'est un petit investissement à faire avant le départ en voyage. Prendre si possible des lunettes polarisantes qui sont vraiment agréables en mer et les assurer par un cordon derrière la tête.

Chaleur

Le soleil, ce sont les rayons mais également la chaleur et sa petite sœur un peu vicieuse : l'humidité. Le corps s'habitue à une température de plus de 30 degrés, les vaisseaux capillaires (sous la peau) se dilatent et la sudation est importante. Comme nous vivons la plupart du temps en maillot de bain sur le bateau, la sueur s'évapore grâce à l'action du vent et rafraîchit la peau. Ceci permet un échange de température avec le sang circulant dans les vaisseaux capillaires. La situation est plus difficile en l'absence de vent, il faut alors éviter à tout prix de s'exposer. La sueur est évacuée principalement par la tête (jusqu'à 75 %), c'est donc elle qui faut prioritairement exposer à la brise et cacher du soleil. Des bains de mer sont salutaires pour un échange de température. Nous nous trempons simplement 10 minutes au pied de l'échelle, ou agrippés à la chaîne d'ancre.

L'humidité n'est pas une copine. Elle empêche la sueur de s'évaporer, donc de refroidir la peau. Le système de régulation corporel ne connaît qu'une méthode et en l'absence de diminution de température de surface, il ouvre les vannes de la sudation au maximum. Je sue tellement dans la cale moteur que les gouttes de sueur trempent le bricolage sur lequel je travaille. Si la température du corps ne baisse toujours pas, et qu'on ne compense pas la sudation par un apport liquide, on finira par être à court de sueur et face rapidement à un très gros problème. En voilà une bonne nouvelle ! Puisqu'on y est obligé, qu'est-ce qu'on boit ?

Beaucoup ! Durant le carénage de Caramel sur le chantier Peake à Trinidad, nous buvions plus de 3 litres par jour, car il n'y avait pas de brise à cet endroit. Le signal du cerveau "j'ai soif" est déjà une alarme tardive, il aurait fallu boire avant cela. L'étape suivante est la migraine, là on arrête vraiment de polisher la coque et fait la pose "liquide". Pour éviter ces désagréments, il est important de s'hydrater régulièrement, on en prend facilement l'habitude. Que boire ? Peu importe, c'est de l'eau dont le corps à besoin. Il le trouvera même dans le Coke light ou le jus de fruit. Seulement, boire 3 litres de jus de fruits va rapidement amener une solide prise pondérale … Nous buvons essentiellement de l'eau ou des "refrescos" light pour compenser la sudation. Le pinard ou la bière, c'est seulement pour le plaisir.

Alors pour joindre l'utile à l'agréable, je mets beaucoup d'eau dans mon Ricard et 4 glaçons !

Dernière mise à jour : septembre 2010


 

Mises à jour : AOUT 2017
patrick@amelcaramel.net

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