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peche et plongee

Pêche à la ligne

Soyons clair : le fond de la vérité est qu'il ne faut pas mettre un franc dans le matériel de pêche et réserver le montant alloué à cette activité à un avitaillement de poisson en boîte, congelé et frais. Vous serez gagnant à coup sûr sur une période de 2 ans !


 

Reste l'instinct de prédateur de certain(e)s. Pour ceux-là uniquement, il faut considérer l'achat de 2 cannes à traîne (1,60 m) avec 2 moulinets adaptés contenant au moins 200 m de fil 100/100 et un bon frein. Une grosse poignée de double ou triple hameçons INOX de 3 cm de long et des émerillons. Une douzaine de poulpes en silicone (20 cm) de diverses couleurs. Un baudrier pour remonter le poisson sans que la canne vous estourbisse les bijoux de famille. Un croc à gaffer et une épuisette solide. Monter des bas de ligne en acier avec l'hameçon au niveau des tentacules. Lester la tête du poulpe en y enfilant une ogive de plomb. Mettre les 2 lignes à l'eau à une cinquantaine de mètres de la poupe. Attendre.

Pas de Rapala coûteux, ni de cuiller miracle. La seule alternative est un bout de 10 cm d'amarre flottante détoronnée (celle-ci, en polypropylène se bourre pas autour de l'hameçon comme le bout polyester) et ligaturée directement sur l'hameçon à la place du poulpe.

 

 

Si ça mord vous l'entendrez au bruit de crécelle du moulinet. Il s'agit alors de freiner le défilement et de fatiguer le poisson. Toujours réduire la vitesse du bateau au minimum sous peine de tout casser. Remonter rapidement la seconde ligne pour éviter de tout emmêler. Gaffer le poisson le long de la coque. S'il est petit, une solide épuisette suffira. Le poser dans un grand sac à feuilles auto-érectable, vendu dans toutes les jardineries.

Une rasade d'alcool bon marché à 40° (Grogue, Rhum ou Cachaca) dans les ouies achèvera rapidement la pauvre bestiole.

Commence alors le travail de découpage, d'étripage, de levage et de nettoyage des filets. On termine par un grosse savonnée à la brosse sur le pont. Le sang colle et tâche le polyester.

Avec deux cannes au lieu d'une, on augmente sensiblement la chance de prise, avec 3 et 4 cannes la probabilité augmente géométriquement, tout comme le bazar sur le pont et le risque de tout emmêler.

 


 

La vitesse de pêche à la traîne est de 5 à 9 noeuds. Ce qui mord est dans l'ordre décroissant : bonite, dorade coryphène, barracuda, thon, espadon, poisson voile. Compter 10 à 40 minutes pour sortir le poisson suivant sa taille (40 à 180 cm).

Motivons-nous :

  • trajet où cela mordra peut-être : France atlantique, Bermudes et Canaries.
  • trajet où cela mordra certainement : Canaries - Cap Vert - Dakar
  • trajet où cela mordra probablement : Dakar > Salvador (transat) - côte brésilienne - entre les îles du Venezuela
  • trajet où cela ne mordra pas : Guyane et Antilles.

Vous mesurez mon enthousiasme ... Catherine n'est pas de cet avis. Elle veut manger du poisson, mais pas pêcher ...

Record de Caramel : une dorade coryphène de 1,20 m, pêchée par Daniel entre Rio et Vitoria au Brésil

Motivez vos équipiers :

Le skipper est trop occupé par les préparatifs, donc sur "Taillevent", le bateau de mes copains ariégeois, un équipier a suivi des cours de sushis avant la traversée de l'Atlantique. Il a régalé ses camarades. Alors,

 
 

Je précise que ces formations incluent également la préparation des sashimis, encore plus utile avec du poisson extra frais. Tout ce qui ne faut pas faire pour intéresser les lecteurs ...

 

Effrayez vos équipiers :

 
 

Monmon le bronzé est équipier sur un joli voilier rapide de 13 m. Lors de la remontée le long des côtes du Nordeste brésilien, une des lignes du bateau ferre un belle pièce. Le moulinet défile en sifflant. La voilure est choquée, le voilier ralentit et les hommes tirent lentement sur la ligne.

Le nylon remonte toujours à bord, mais on aperçoit la bête qui saute régulièrement hors de l'eau, juste là dans le sillage à moins de 20 mètres. Sentant que la remontée de la poiscaille sera délicate, Monmon descend dans la jupe arrière pour se préparer à crocher. Ce faisant, il glisse à l'eau, mais garde une main agrippée à la coque. Rapidement, il est hissé à bord par l'équipage.

La remontée du poisson est aussitôt reprise. Mais, surprise, la traction est bien molle, le bestiau ne se défend-il plus ? Le bas de ligne arrive à bord avec pour tout trophée, une tête de dorade coryphène sanguignolante. Tout le corps vient de se faire avaler par un requin.

Monmon le bronzé devient tout blanc ...

 
 

Les pêcheurs ne sont pas toujours les premiers servis ... (lors de la transat de juin 2007 d'Escape, avec l'aimable autorisation de Jef, skipper)

  Dernière mise à jour : novembre 2007

Mises à jour : AOUT 2017
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