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Table des matières.

Chapitre 8 :

Salvador da Bahia - Rio - Chutes d'Iguaçu - Baie de Camamu - Bahia de Todos Santos


 

Nous avons quitté presque avec regret Salvador et son ambiance magique de fin d'année pour rejoindre nos familles en Europe. Caramel est fermé, les tauds de protection sont posés et la clé remise à notre copain voisin de ponton au cas zou.


 

Nous quittons notre maillot pour des vêtements plus décents afin de prendre l'avion. On supporte à peine le tee-shirt et la jupe ou le pantalon de coton. Pas question de mettre des chaussettes, les chaussures sont une punition suffisante.

Salvador - Rio d'un grand coup d'aile pour prendre le vol de nuit Air France Rio - Paris. Aéroports modernes, avions neufs : quel plaisir !

Catherine descend à Paris, le Captain poursuit en Thalys sur Bruxelles. 26 heures de voyage et 42 degrés de moins qu'au départ. Il gèle sérieusement et la neige a bien saupoudré la mère patrie. C'est physiquement difficile et nous grelotterons chacun de notre côté durant les 24 premières heures, le temps au thermostat corporel de s'adapter.

Course contre la montre pour chacun afin de voir les amis, de passer un maximum de temps avec les enfants et les parents. C'est déjà le temps de la séparation avec nos proches, revers de la médaille des longs voyages.

Le 02 janvier nous reprenons l'avion de Paris sur Rio avec une solide fièvre et un bon refroidissement pour le Captain. Coup de chance, nous sommes surclassés et confortablement installés. C'est bien agréable de pouvoir pratiquement allonger son siège couchette après un excellent repas.

Nous passerons 3 jours à Rio malheureusement pas trop agréables, vu l'état de santé du Captain, le passage entre les climatisations des hôtels et des taxis n'arrangeant en aucun cas les états fiévreux. Par chance, on réussit à acheter sans ordonnance des antibiotiques connus.

Nous errons sur Ipanema, Copacabana, dans la foule des marcheurs, joggeurs (ils sont fous par cette température) et des humains qui lézardent sur le sable. Peu de nageurs, car l'eau est paraît-il trop froide ! (je ne sais pas ce qu'il leur faut).


 

Grande ville sur la mer, Rio est surtout très belle pour sa baie et ses nombreuses îles. Renommée évidemment pour son chapelet de plages et dans un tout autre registre pour ses favelas. La plus belle vue de Rio est certainement au sommet du Pain de Sucre. La vue circulaire est somptueuse sur la baie, le lagon, les plages, les collines et le Christ qui nous scrute bras ouverts perché sur le Corcovado. Bon cette fois, il aurait mieux fait de les tenir le long du corps, car cette posture retient les nuées, occultant le divin à tous les spectateurs impatients sur le Pão de Açucar. Raté pour la photo souvenir.


 

Le lendemain, nous prenons les choses dans l'autre sens. Petit train à crémaillère pour nous hisser au sommet du Corcovado, suivi d'une volée d'escaliers pour être au pied du Christ (offert par les français) et là ... pas de miracle, on n'a même pas vu sa tête, ses bras ont fait l'objet d'une furtive apparition. Quant à la vue sur la baie et le pain de sucre, ce sera pour une autre vie.

Notre hôtel, choisi dans une grande chaîne internationale, mais par internet depuis le Cap Vert est très confortable sur une plage de luxe, loin de l'activité de la ville, 35 minutes de taxi (climatisé, rontudjûûû) à chaque fois. Nous voisinons courtoisement mais avec circonspection avec une favela à moins de 300 mètres de la sortie de l'hôtel. Pas question de sortir à pied la nuit tombée.

C'est étonnant de voir ces quartiers hétéroclites sur les pentes escarpées des collines de Rio, bâtis de façon complètement anarchique et illégale, mais qui permettent de loger les plus démunis et dont la vie sociale semble régie suivant un code du genre mafieux. Les quartiers luxueux et les favelas s'enchevêtrent dans toute la ville avec pour frontière, des hordes de vigiles armés et des portails d'acier électriques (devinez de quel côté). Le jour, la police est présente partout et la ville est calme. Le soir, à vos risques et périls. La faim justifie les moyens. Nous restons prudents et nos meilleures salutations aux Cariocas.

Heureusement, Catherine était déjà venue et avait tout vu. Le Captain n'était de toute façon pas en état d'apprécier. Adieu Rio, sans regrets.

L'Airbus tout neuf nous emmène de Rio vers la frontière sud, à Foz D'Iguaçu. Changement total de décor et d'ambiance. Tout est propre, orienté vers la nature et sa préservation. Le taxi nous dépose rapidement à l'hôtel et nous partons immédiatement nous balader sur le chemin des chutes d'eau.


 

Merveille de la terre, les chutes d'Igaçu forment une partie de la frontière entre le Brésil et l'Argentine. Hautes de 75 m, elles s'étendent sur une longueur de près de 3 km en plus de 200 cascades de toutes dimensions. Ceux d'entre-vous qui ont vu le film "Mission" se souviennent de ces images inoubliables. Argentins et Brésiliens ont su conserver le site à peu près intact et canalisent les visiteurs intelligemment afin de minimiser l'impact écologique.


 

La balade du côté brésilien permet de voir les chutes, principalement en Argentine et le tour côté argentin permet de surplomber une série de chutes, grâce à un système discret de passerelles. Les grandes chutes impressionnent par le volume d'eau qui tombe en vrombissant dans un nuage de vapeur d'eau. Tout est blanc dans ce mariage entre la cataracte et le lit de la rivière Iguaçu.


 

Ces images grandioses resteront à jamais gravées dans nos mémoires, c'est le pendant liquide au minéral Grand Canyon du Colorado.

Toute cette eau coule dans une forêt semi-tropicale et des pancartes vous mettent en garde contre les jaguars, les serpents et autres bestioles amicales. Pas question de quitter les sentiers balisés. Mais ce n'est pas la peine, le sympathique Kuati vient à nous.


 

Peu farouche ce curieux mammifère lémuriforme nous renifle, suivi de sa progéniture avant de continuer son chemin. Le gros lézard zébré immobile impressionnera plus Catherine, et le tatou fera franchement un triomphe quand il pénètrera dans la salle de conférence de l'hôtel, un soir de causerie sur la faune et la flore. Curieux aussi ces perruches qui s'accrochent en grappes sur les flancs des cascades, la moindre erreur et c'est la noyade.


 

Nous terminons notre séjour par une remontée en bateau pneumatique dans les rapides qui suivent les chutes, jusqu'à flirter avec certaines cascades (modestes tout de même). Nous en avons vu d'autres, mais ici c'est de l'eau douce à 27°.


 

Il est temps de rentrer sur ce bon Caramel qui s'ennuie de nous et qui attend sagement à Salvador. Un autre Airbus tout neuf nous fait faire le trajet par bonds successifs : Foz d'Iguaçu - Sao Paulo - Rio - Salvador. 3 décollages, 3 atterrissages, 3 repas, 3 consignes de sécurité ... beurk.


 

Retrouvailles avec les copains qui sont pour moitié restés à Salvador ou dans la baie et qui ont passé les fêtes ici. Remise en route du bateau, rangement de nos sacs et avitaillement, il est temps de penser à explorer un peu la baie de tous les Saints.

Nous partons remonter le Rio Paraguaçu avec nos sympathiques amis de Atami. La carte est bien utile pour slalomer entre les bancs de vase, les îles de Monte Cristo (encore une) et l'île des Français. Nous remontons à la limite de la zone hydrographiée devant le village de Maragogipe.


 

Loin de la ville, dans la pampa, ici pas un touriste et chance, nous sommes samedi c'est le jour du marché. Les paysans sont venus vendre leur production artisanale de fruits et légumes. La vie est très bon marché pour nous : 5 ananas pour 50 eurocents, idem pour 5 noix de coco. Tomates à 1 euro pour 2 kilos, concombres, courgettes, bananes, oranges, citrons c'est pareil. Nous restons perplexes devant tous les fruits que nous ne connaissons pas. La viande à la découpe à l'ombre du marché en plein air ne nous retiendra pas longtemps.


 

Ici aussi plein de petits métiers : pousseur de brouette pour porter les achats (c'est lourd les pastèques), vendeur de cartes téléphoniques, de bonbons, de cigarettes à la pièce, ramasseur de boites de boisson en alu, aiguiseur de coupe-ongles, vendeur de piles ou d'antennes radio, ...

Soirée d'harmonie entre le calme de l'obscurité et le fil de l'eau. Au petit matin, c'est la marée basse et nous sommes surpris par la proximité des pêcheurs au filet : moins de 50 mètres du bateau et ils ont de l'eau à mi-cuisses. Pas de problème, il reste 1 mètre sous la quille.

Nous les observons, ils sont une douzaine avec une pirogue monolithique de bois. Trois hommes sur la pirogue déroulent un filet en arc de cercle sur au moins 100 m, ensuite 4 hommes à chaque extrémité tirent sur un cordage pour ramener le filet. Au fur et à mesure de son avance, les deux groupes se rapprochent. Le filet forme alors une poche qui emprisonne le poisson. Une bonne heure, une dépense musculaire considérable pour ramener 3 kilos de crevettes et du fretin. Le groupe avance de 200 m et recommence l'opération... dur.

Nous avons conscience de l'image de richesse que nous représentons avec nos bateaux pour beaucoup de populations. Si c'est un moyen aisé pour rencontrer les habitants du littoral dans leur environnement, il nous met d'office dans une caste de laquelle il faut sortir avec patience pour tenter une relation différente de celle vendeur - touriste. Si cela a été possible au Cap Vert et au Sénégal, ici c'est nettement plus difficile à cause du problème de la langue. Catherine se débrouille en brésilien, mais pour des conversations de "survie" et très rares sont les brésiliens qui parlent anglais ou français. Ils sont 160 millions et le pays est peu tourné vers l'étranger.

Nous redescendons le rio vers l'île d'Itaparica devant Salvador pour une nuit avant de reprendre la mer vers les baies de Morro de Sao Paulo puis de Camamu.

Ces baies sont frangées de cocotiers et de mangroves débordées régulièrement par des plages souvent inaccessibles par la terre. C'est une terre gorgée d'eau des dizaines rios écoulent les pluies tropicales, teintant les eaux couleur ... caramel.

Les grains tropicaux sont devenus pratiquement quotidiens depuis notre retour au bateau. Pas forcément désagréable, car la pluie est chaude mais il est plus difficile d'aérer le bateau et l'aiguille de l'hygromètre est tordue à fond d'échelle.

Nous sommes ancrés devant le Lotus, un petit resto sur la plage dans la baie de Camamu entre les cocotiers. Sonia nous a fait découvrir des recettes bahiannaises à base de crevettes, de crabes rouge de mer et de crabes bleu de sable. Délicieux. Chaque voilier de passage a droit à une petite voile blanche brodée au nom du bateau. Caramel aura bientôt la sienne au milieu d'une centaine de prédécesseurs. Nous reconnaissons celle de "Carré d'as", passé deux ans plus tôt. Une pluie diluvienne clôt le dîner et c'est en très petite tenue que nous courrons dans l'annexe rejoindre le sage Caramel qui tiraille sur son ancre au gré du courant.

Ce mercredi, nous remontons le rio Marau qui prolonge la baie jusqu'au bout de la carte, c'est à dire jusqu'à la limite de son hydrographie, ensuite c'est aqua incognita. Nous mouillons au confluent d'un petit rio. L'ancre tient bien dans la vase dure des rios. Le courant de plus d'un nœud maintient Caramel dans l'axe du flot, le vent n'est pas concerné et il ne va pas tarder à faire sa mauvaise tête.


 

Nous explorons le petit rio en annexe et découvrons un village après le premier virage. Des pirogues sont amarrées entre piquets devant un quai de pierres de taille. Deux "PutPut boats" (barques de transport à moteur, put put put ...) tournent mollement autour de leur ancre. Nous visitons ce village du bout du monde. Pas de route, évidemment pas de touristes, des cases en dur, quelques épiceries mal achalandées mais qui font bistrot et salle de billard. Nous ne comptons pas moins de 7 tables de jeu pour le petit bourg (le Captain connaît un ami qui serait ravi d'habiter ici). Le village est isolé et la consanguinité n'y est pas absente. Nous faisons le spectacle et les commentaires vont bon train à notre passage. Des hommes à cheval traversent le village au trot sur les "rues" engazonnées. C'est pratique comme moyen de transport sur ce relief accidenté. Nous achetons des tomates et du pain, nous papotons avec 2 enfants, Fado et Jorge. Sur la route à la sortie du village, là où nous nous retournons pour revenir sur nos pas, c'est (très probablement) le point le plus sud de notre périple voileux :14°02,500' latitude sud. Nos pieds sont-ils conscients de ce point remarquable ?


 

Le ciel s'assombrit, il va pleuvoir. Nous décidons de rentrer, juste à temps pour remonter l'annexe sur les bossoirs sous un dôme d'éclairs suivi d'une poussée de fièvre de Monsieur l'anémomètre : 40 noeuds et un déluge d'eau. Rapidement, le vent retombe à 20 noeuds mais le ciel s'épanche une bonne partie de la nuit, nous obligeant à fermer le bateau par 32 degrés et 100% d'humidité. Super, on en profite pour regarder les images filmées aux chutes d'Iguaçu. Catherine rêve à la fraîcheur hivernale de son Berry natal. Allez hop, on démarre le groupe et on branche la clim pour une heure... Zen.

Le temps se remet doucement et le lendemain, nous faisons notre plus beau mouillage entre les îles Goio et Campinho, un bras d'eau étroit qu'il faut accéder par une passe (elle a changé par rapport à la carte >> shufff, la quille laisse son empreinte digitale dans la vasouille, un piroguier nous guide) avant de retrouver 5 mètres d'eau, juste devant un adorable resto-cocotiers qui garde son stock de langoustes et de crabes dans une nasse sous le petit ponton de bois face à la terrasse.

Retour vers Salvador, car Catherine a promis de passer quelques jours chez Angela, une amie italienne qui vit maintenant à Porto Seguro. Elle y sera d'un coup d'aile tandis que le Captain repart en ballade dans la baie avec le jeune Adrien, équipier sur Atami, le bateau de son père de retour en France pour 15 jours.

Nous découvrons la "cascade d'Antoine" (le chanteur-navigateur) décrite dans un de ses livres. C'est pas bien grand, mais c'est isolé et surtout l'eau est bien fraîche. Nous passons une demi journée à nettoyer la carène (qui est restée très propre) pour le prochain départ vers Recife. Et nous profitons des bancs de sable qui découvrent à mi-marée devant l'île d'Itaparica pour nager, explorer en annexe et profiter des belles journées d'été qui sont revenues, suivies de somptueux couchers de soleil dans la baie de tous les saints.

Catherine revient avec de belles images de plage de sable, de cocotiers, de grands buffles et surtout d'eau claire qui nous manque beaucoup. Les pluies diluviennes de la semaine précédente ont enlevé le pont qui mène à la maison de son amie et c'est en pirogue qu'elle termine son trajet.


 

Samedi 26 janvier. C'est un jour particulier : toute la plaisance de la baie est inscrite à la régate Salvador - Itaparica. Les plaisanciers étrangers présents dans la marina sont invités à y participer. Huit bateaux du Rallye des Iles du Soleil sont partants. Catherine et le Captain sont à bord de Biche des Mers, un beau X-Yacht 442 du Rallye.

Coup de canon à 13 heures et nous prenons un excellent départ dans un capharnaüm généralisé. Rappel général et re-départ, un peu moins bon mais plus engagé : refus de priorité d'un catamaran jaune, lui-même empêché par un petit monocoque qui n'avait encore rien compris à la meute qui le chargeait et patatras : une ligne jaune pointillée sur la belle coque bleu nuit de Biche des Mers. Les régatiers sont fonceurs dans l'âme et nous ne voulions pas de ce genre de bisous sensuels pour notre bon Caramel.


 

La course continue et nous sommes rapidement derrière les plus grands régatiers locaux. Le vent est faible et parfois nul ce qui est usant. Sur le bord de spi, la meute derrière nous touche du vent et nous remonte. Enfer et damnation, nous restons scotché, mais Mesdames et Messieurs, la meute ralenti et s'encalmine à son tour. Les spis pendouillent lamentablement. Le groupe de tête aperçoit une risée sur son avant tribord, le courant de marée nous y porte doucement et nous redémarrons vers la ligne d'arrivée aux coudes à coudes avec un plaisancier local. Un dernier duel d'empannage assaisonné d'une bonne engueulade dans un sabir franco-portugais et nous passons la ligne : cinquième, mais premier étranger, premier du Rallye, premier français, etc... Finalement on a presque tout gagné et Catherine se voit félicitée pour ses prestations aux reprises des écoutes. Remise des prix le 31 janvier.

Salvador est décidément trop bruyante, les brésiliens adorent le bruit et surtout faire du bruit : les militaires derrière la marina à partir de 06 heures du matin jouent du sifflet à l'entrée et à la sortie des gradés ou pour toutes autres raisons. Ce ne sont plus des sifflements buccaux, mais des enregistrements diffusés à 360 degrés par haut-parleurs. Des dizaines de bateaux "promène-couillons" accostent tous les matins à 07 heures juste en face de nous, musique à fond pour les amener aux plages où ils trouveront la même musique avec le même niveau sonore. Retour au port à 18 heures : rebadaboum boum boum et "tape ta banane - tape ta pomme"

La moindre festivité se déroule sur fond de compétition entre milliers de watts et murs d'enceintes acoustiques. On embarque le tout sur des semi-remorques au besoin, histoire de déplacer son bruit. Le ridicule est alors dépassé, car on n'entend même plus de musique, voire même de son, ces sont des éructations électroniques matraquantes ...

Passons sur les voitures tonitruantes qui consomment plus d'ampères que d'essence, on les a en Europe et les magasins qui essayent d'attirer le chaland en pulsant des mélopées bahianaises ...


 

Quelques courses de frais et hop, on repart sur ce bon Caramel pour une retraite devant la cocoteraie de l'île Bom Jesus et refaire le plein d'eau de source à Itaparica. Une retraite faite de ménage et de mise à jour du site internet puisque chers amis lecteurs, vous nous faites l'honneur de vouloir suivre les aventures de Caramel et de son équipage.

Ah qu'il est bon dans la brise légère du début d'après midi, sur les eaux calmes de la baie, de sentir le voilier allonger sa foulée. Debout, accoudés sur la bôme d'artimon, nous passons silencieusement entre les îles. L'eau clapote à peine sur la coque, nous ne sentons même plus les lentes ondulations, seuls nos yeux perçoivent le mouvement. Nous faisons corps avec les éléments. Sur 107,5 Mhz, Bebel Gilberto distille de la bossa nova - smooth jazz. Moment de sérénité.

Fait à Bom Jesus - Bahia de todos los Santos - 30 janvier 2002


 
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